Compassion Fatigue

By Dr. Bill Howatt and Louise Bradley

Canada’s health care system is facing unprecedented pressures. That means that the people operating within in it are at higher risk for operational stress injuries typically associated with repeated exposure to trauma.

If those of us watching the graphic reports of emergency rooms and distressing conditions of long-term care homes are disturbed and upset while sitting at a safe remove, it’s only natural that the mental health and wellness of front line workers is under serious threat.

Compassion fatigue isn’t unique to health care providers. It can equally affect first responders, social workers and volunteers whose jobs require repeated exposure to suffering - otherwise known as vicarious trauma.

Even for those of us who are safely tucked away in our homes, the pain and grief that we are witnessing, and, in some cases, support we’re providing to others who are struggling, can be overwhelming. We need to limit the amount of news we’re watching and our exposure to graphic reports to ensure that we stay healthy and maintain a supportive mindset to help our families, workmates, and for some, family members and friends who are first responders.

Under the wrong circumstances, any one of us could find our resources depleted - our well of compassion run dry - and this includes well-trained professionals whose job it is to care for others.

The day-to-day grind of watching people succumb to COVID-19, while feeling powerless to change the outcome, can lead to chronic worrying about the physical, psychological and emotional pain of others. This worry is likely to be layered with the added complication that those terminally ill with the disease are cut-off from loved ones (given hospital visitor restrictions). Today’s health care providers will be acutely aware of, and sensitive to, the emotional fall-out expressed by families plagued by guilt, anger and sadness at being unable to provide their family member with end-of-life support.

Compassion fatigue isn’t always obvious. There isn’t a swab test that offers a definitive result. Compassion leeches out over time, so the onset of compassion fatigue is insidious. Right now, everyone should be vigilant about taking pulse checks for compassion fatigue - but none more so than workers on the front-line of the pandemic.

Compassion fatigue itself manifests in our unconscious, but we can tune into the signs and symptoms. What to look for:

  • Sleep disturbance (insomnia, snightmares)
  • Difficulty concentrating
  • Irritability
  • Loss of hope
  • Mental and physical exhaustion
  • Loss of empathy
  • Discouragement
  • Loss of pleasure
  • Increased social isolation
  • Decreased self-care
  • Concern expressed by others about one’s attitude and quality of work
  • Increased relationship conflicts at home and at work

Keep in mind that left unchecked, our compassion can wane, but under the right stressors, we have an endless capacity for denial. Being aware of our suffering, and willing to name it, is the only way we can begin to come back to ourselves.

Symptoms of compassion fatigue

Compassion fatigue is a process that drains emotional resources. The following is an adapted overview of Figley’s compassion fatigue, described as the cost of caring for others’ emotional pain.

  1. Exposure to suffering - activates empathic response
  2. Constant exposure to suffering - results in detachment and compassion stress (feeling bad for others)
  3. Prolonged exposure to suffering - leads to focusing on traumatic memories and compassion fatigue

Self-awareness:

  • Monitor your compassion fatigue by getting your baseline and measuring it weekly. Compassion Fatigue Risk Quick Survey is a free, online tool that you can use.
  • Accept that we all have our limits.

Tips for managing compassion fatigue:

Create your own mental fitness plan to build a routine and structure for reducing your risk for compassion fatigue. Your plan may include:

  • Limiting the amount of news you’re watching
  • Getting proper sleep to help your body process daily stress
  • Eating lots of fruits and vegetables
  • Taking time to rest your mind
  • Exercising regularly
  • Engaging in a hobby or passion that’s not work-related
  • Practicing mental fitness strategies such as self-compassion, mindfulness, gratitude, journaling, meditation, deep breathing and progressive relaxation
  • Staying socially connected to friends and family
  • Being willing to talk with a mental health professional when you feel you’re struggling

This crisis has revealed that Canadians have enormous hearts. We feel things deeply, and we want to help one another. Being aware of and managing compassion fatigue is crucial as we move through this crisis. Our open hearts, diligence in taking care of ourselves, and dedication to supporting one other, will help us get through this one day at a time.

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L’usure de compassion

Par Bill Howatt, Ph. D., et Louise Bradley

Le système de soins de santé canadien subit des pressions sans précédent. Les personnes qui y œuvrent courent un risque plus élevé de blessure liée au stress opérationnel généralement associée à une exposition répétée à un traumatisme.

Si, bien à l’abri chez nous, nous sommes perturbés et bouleversés à la vue des rapports graphiques des salles d’urgence et des conditions difficiles qui prévalent dans les centres de soins de longue durée, il est tout à fait normal que la santé mentale et le bien-être des travailleurs de première ligne soient sérieusement menacés.

L’usure de compassion ne touche pas que les fournisseurs de soins de santé. Aussi appelée « traumatisme transmis par personne interposée », elle peut aussi affecter les premiers intervenants, les travailleurs sociaux et les bénévoles, que le travail expose de façon répétée à la souffrance.

Même pour ceux d’entre nous qui sont bien à l’abri dans leur maison, la douleur et le chagrin auxquels nous assistons et, dans certains cas le soutien que nous apportons aux personnes en difficulté, peuvent être accablants. Nous devons limiter la quantité de nouvelles que nous regardons et notre exposition aux rapports graphiques pour nous assurer de rester en bonne santé et de maintenir un état d’esprit favorable pour aider nos familles, collègues de travail et, pour certains, des membres de la famille et des amis qui sont premiers intervenants.

Dans des circonstances difficiles, n’importe qui pourrait se trouver à bout de ressources - le puits de la compassion à sec -, et les professionnels bien formés dont le travail consiste à prendre soin des autres n’y échappent pas.

Voir des gens succomber jour après jour à la COVID-19 sans pouvoir y changer quoi que ce soit peut conduire à l’angoisse chronique de la douleur physique, psychologique et émotionnelle des autres. À cette inquiétude risque de s’ajouter une complication de plus : les malades en phase terminale de la maladie sont coupés de leurs proches (en raison des restrictions visant les visiteurs dans les hôpitaux). Les fournisseurs de soins de santé actuels seront profondément conscients des retombées émotionnelles exprimées par les familles en proie à la culpabilité, à la colère et à la tristesse de ne pouvoir soutenir leur proche en fin de vie et en seront affectés.

L’usure de compassion n’est pas toujours évidente. On ne la diagnostique pas au moyen d’un prélèvement. La compassion s’épuise avec le temps, de sorte que l’apparition de l’usure de compassion est insidieuse. En ce moment, tous doivent se montrer vigilants par rapport à l’usure de compassion – mais surtout les travailleurs sur la ligne de front de la pandémie.

L’usure de compassion comme telle se manifeste dans notre inconscient, mais nous pouvons en surveiller les signes et les symptômes. Signes à surveiller:

  • Troubles du sommeil (insomnie, cauchemars)
  • Difficulté à se concentrer
  • Irritabilité
  • Perte d’espoir
  • Épuisement physique et mental
  • Perte d’empathie
  • Découragement
  • Anhédonie
  • Isolement social accru
  • Diminution des soins personnels
  • Préoccupations exprimées par d’autres au sujet de l’attitude et de la qualité du travail d’une personne
  • Augmentation des conflits relationnels à la maison et au travail

N’oubliez pas que si rien n’est fait, notre compassion peut faiblir, mais sous l’effet de certains facteurs de stress, nous avons une capacité de déni infinie. Être conscient de ses souffrances et être prêt à les nommer est la seule façon de pouvoir commencer à revenir à soi.

Symptômes de l’usure de compassion

L’usure de compassion est un processus qui draine les ressources émotionnelles. Voici un aperçu adapté de l’usure de compassion de Figley, que certains qualifient de « prix à payer pour aider les autres ».

  • Exposition à la souffrance - active la réponse empathique
  • Exposition constante à la souffrance - entraîne un détachement et un stress de compassion (s’inquiéter pour les autres)
  • Exposition prolongée à la souffrance - amène à se concentrer sur les souvenirs traumatisants et entraîne l’usure de compassion

Conscience de soi:

  • Surveillez votre usure de compassion en établissant votre niveau de référence et en la mesurant chaque semaine. Compassion Fatigue Risk Quick Survey (en anglais seulement) est un outil en ligne gratuit que vous pouvez utiliser pour mesurer votre risque d’usure de compassion.
  • Acceptez le fait que nous avons tous nos limites.

Conseils pour gérer l’usure de compassion:

Élaborez votre propre plan de santé mentale afin d’établir une routine et une structure visant à réduire le risque d’usure de compassion. Ce plan peut notamment comprendre :

  • Limiter la quantité de nouvelles que vous regardez
  • Dormir suffisamment pour aider votre corps à gérer le stress quotidien
  • Manger beaucoup de fruits et de légumes
  • Prendre le temps de reposer votre esprit
  • Faire de l’exercice physique régulièrement
  • S’adonner à un passe-temps ou à une passion qui n’est pas liée au travail
  • Mettre en pratique des stratégies de santé mentale telles que l’autocompassion, la pleine conscience, la gratitude, la tenue d’un journal, la méditation, la respiration profonde et la relaxation progressive
  • Rester en contact avec des membres de notre famille et des amis
  • Être prêt à parler avec un professionnel de la santé mentale quand vous sentez que vous éprouvez des difficultés

La crise actuelle a révélé que les Canadiens ont un très grand cœur. Nous ressentons les choses profondément, et nous voulons nous entraider. Il est essentiel de prendre conscience de l’usure de compassion et de la gérer pendant que nous traversons cette crise. Le fait que nous ayons le cœur sur la main, notre diligence à prendre soin de nous-mêmes et notre dévouement à nous soutenir mutuellement nous aideront à surmonter cette épreuve, une journée à la fois.


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