Creating a culture of mental wellness this winter

By Dr. Bill Howatt and Louise Bradley

In today’s economy, employees may be doubling their outputs out of fear of being made redundant. From the employer perspective, this could easily be perceived as a benefit that results from employees working at home and eschewing the commute.

The reality, however, could be quite different. If an employee is working all hours at the expense of their mental health and wellness, the unsustainable pace will sap their productivity in the long run. Don’t assume that top-notch work always equates to mental wellness. Those who experience self-pressure - telling themselves they must perform at all costs - may be compromising their health in struggling to keep up with the demands of work and personal life - demands that may be amplified due to added challenges from the pandemic.

Likewise, don’t underestimate the cumulative effect of stress. The body doesn’t distinguish between stress caused by work, family, finances, or anything else. To take the pulse on how employees are really doing, check in regularly, communicate with empathy, and be willing to listen effectively.

Learn more about active listening in the MHCC's Tips on Talking to Someone in Crisis During COVID-19.

Breaking the burnout cycle

Often, work cultures make a bad habit of rewarding overwork. But chronic overload isn't a badge of honour. It can lead to burnout, a real, physiological condition with symptoms that, if left untreated, can become debilitating over time. It may begin with exhaustion and irritability, before escalating to anxiety and withdrawal. Soon, feelings of despair can creep in, causing a vicious cycle. If we don’t look after ourselves, prioritize sleep, get regular exercise, eat healthy foods, and stay connected to the meaningful relationships that sustain us, our work will ultimately pay the price - as will our overall health and well-being.

Employers need to pay close attention to the signs and symptoms of burnout, so they can direct workers to support specific to each circumstance. It’s not enough to remind people about employee and family assistance programs or discuss workplace supports at random. When people are unwell or stretched too thin, they may not be equipped to seek out those resources.

Employers can also help prevent employee burnout by keeping overall stress levels within healthy limits. That will look different for different people. It depends on a range of factors, including the physical and psychological demands of their work and personal life, their level of resilience, and the supports that are available to them.

Taking flexibility from theory to practice

Flexibility has been a watchword during 2020, and in theory it’s a wonderful idea. Yet, because it’s open to interpretation, putting flexibility into practice can often result in undue stress for those who work better with structure. If you tell your employees they must do the same amount of work but can choose their hours, it may simply perpetuate the burnout cycle.

Instead, prioritize outcomes, distribute work fairly, and be willing to shunt aside those “nice-to-do” projects that, on balance, require greater effort than their outcome warrants. This is particularly important during the winter, when coping mechanisms and ways of fostering resiliency may be further restricted by weather and the cumulative effect of isolation. It is OK for employees to be tired with the workload and deadlines. And when they are exhausted, they should be able to rest. In 2020, the holiday season would be one of the best times to take a break and rejuvenate.

Giving the gift of boundary setting

As we move toward the holidays, ask yourself whether you’ve heard employees expressing disproportionate relief at the thought of the impending break. Are some people holding on by their fingernails, coping as best they can until the winter holidays begin? If so, consider how you might hit the reset button in January, so people are equipped with the tools and support they need to maintain healthy energy levels and create a sustainable work-life balance to see them through till spring.

Lead by example by scheduling focused time to work, setting a hard stop on certain days or times of the week, and applauding those who take their wellness days and truly unplug. In a more rigid environment, encourage employees to take their breaks, demonstrate empathy, and show lenience in times of duress.

Your employees truly are the lifeblood of your business. Create a culture that holds up self-care, not self-sacrifice, as the gold standard.

The Mental Health Commission of Canada (MHCC) has just launched Mini-Guide to Help Employees’ Mental Health Through Winter (Winter Guide) to assist employers and employees weather our first full winter living with COVID-19. It is an easy-to-read, handy-to-have-nearby resource that is grounded in the best evidence - vetted by experts in the field. It offers concrete examples of how employers can create a healthy, sustainable culture, with an acknowledgment that our first winter in lockdown merits special attention.

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Créer une culture du bien-être mental cet hiver

Par Bill Howatt, Ph. D., et Louise Bradley

Dans l'économie actuelle, il est possible que des employés doublent leur production de peur d'être licenciés. Du point de vue de l'employeur, cette situation pourrait facilement être perçue comme un avantage puisque les employés travaillent à la maison et évitent de faire la navette.

Toutefois, la réalité pourrait être tout autre. Si un employé travaille toutes ses heures au détriment de sa santé mentale et de son bien-être, le rythme insoutenable minera sa productivité à long terme. Ne présumez pas qu’un travail de qualité est toujours synonyme de bien-être mental. Les personnes qui se mettent beaucoup de pression, se disant qu'elles doivent faire leur travail à tout prix, peuvent compromettre leur santé en s’efforçant de répondre aux exigences de leur travail et de leur vie personnelle, lesquelles peuvent être accentuées en raison des difficultés supplémentaires que pose la pandémie.

De même, ne sous-estimez pas l'effet cumulatif du stress. Le corps ne fait pas de distinction entre le stress causé par le travail, la famille, les finances ou les autres aspects. Pour savoir comment vont réellement vos employés, vérifiez régulièrement auprès d'eux, faites preuve d'empathie, et soyez disposé à les écouter efficacement.

Pour en savoir plus sur l'écoute active, visitez la page Astuces pour s'adresser à une personne en crise à l'heure de la COVID-19 de la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC).

Rompre le cycle de l'épuisement professionnel

Souvent, les cultures de travail ont la mauvaise habitude de récompenser le surmenage. Mais la surcharge chronique de travail n'est pas un symbole d'honneur. Elle peut entraîner un épuisement professionnel, un état physiologique réel dont les symptômes, s'ils ne sont pas traités, peuvent devenir invalidants au fil du temps. Elle peut commencer par l'épuisement et l’irritabilité et mener à l'anxiété et au repli sur soi. Rapidement, un sentiment de désespoir peut s'installer, provoquant un cercle vicieux. Si nous ne prenons pas soin de nous-mêmes, ne priorisons pas le sommeil, ne faisons pas régulièrement de l'exercice, ne mangeons pas sainement, et ne restons pas en contact avec des personnes significatives qui nous soutiennent, notre travail finira par en payer le prix, tout comme notre santé et notre bien-être.

Les employeurs doivent être attentifs aux signes et symptômes de l'épuisement professionnel afin de pouvoir orienter les travailleurs vers un soutien adapté à chaque circonstance. Il ne suffit pas de rappeler aux gens les programmes d'aide aux employés et aux familles ou de discuter au hasard des mesures de soutien offertes dans le milieu de travail. Lorsque les gens ne se sentent pas bien ou qu'ils sont épuisés, ils peuvent ne pas être outillés pour rechercher ces ressources.

Les employeurs peuvent également contribuer à prévenir l'épuisement professionnel de leurs employés en maintenant le niveau de stress global dans des limites saines. La situation sera différente pour différentes personnes. Elle dépend d'une série de facteurs, notamment des exigences physiques et psychologiques de leur vie professionnelle et personnelle, de leur niveau de résilience, et des mesures de soutien à leur disposition.

La flexibilité : de la théorie à la pratique

La flexibilité a été un mot d’ordre en 2020 et, en principe, il s'agit d'une merveilleuse idée. Toutefois, puisqu'elle prête à l'interprétation, la mise en pratique de la flexibilité peut souvent entraîner un stress inutile pour ceux qui travaillent mieux au sein d'une structure. Si vous dites à vos employés qu'ils doivent faire la même quantité de travail, mais qu'ils peuvent décider de leurs horaires, le cycle d'épuisement professionnel risque de se perpétuer.

Priorisez plutôt les résultats, distribuez le travail équitablement, et soyez disposé à mettre de côté les projets « agréables à faire » qui, au bout du compte, exigent davantage d'efforts que le résultat ne le justifie. Cette façon de faire est particulièrement importante en hiver alors que les mécanismes d'adaptation et les manières de favoriser la résilience peuvent être encore plus limités par les conditions météorologiques et l'effet cumulatif de l'isolement. Il est normal que les employés soient fatigués par la charge de travail et les délais. Et lorsqu'ils sont épuisés, ils devraient pouvoir se reposer. En 2020, la période des Fêtes serait un moment idéal pour prendre une pause et se ressourcer.

Établir des limites

À l'approche des Fêtes, demandez-vous si vous avez entendu des employés exprimer un soulagement disproportionné à l'idée de la pause imminente. Certaines personnes s'accrochent-elles au bord du gouffre, s'adaptant du mieux qu'elles peuvent à la situation jusqu'à l’arrivée des vacances de Noël? Dans l'affirmative, réfléchissez à la façon dont vous pourriez repartir le compteur à zéro en janvier afin que les gens soient dotés des outils et du soutien dont ils ont besoin pour maintenir un niveau d'énergie sain et créer un équilibre durable entre leur travail et leur vie personnelle pour tenir jusqu'au printemps.

Donnez l'exemple en prévoyant des horaires de travail ciblés, en choisissant des journées ou des heures précises dans la semaine, et en félicitant ceux qui prennent des journées de bien-être et décrochent véritablement. Dans un environnement plus rigide, encouragez les employés à prendre leurs pauses ainsi qu'à faire preuve d'empathie et d'indulgence dans les moments difficiles.

Vos employés représentent véritablement le moteur de votre entreprise. Créez une culture qui favorise l'autogestion de sa santé, et non le sacrifice de soi, comme modèle d'excellence.

La CSMC vient tout juste de lancer le Petit guide pour faciliter la santé mentale des employés pendant l'hiver (Guide d'hiver) afin d'aider les employeurs et les employés à passer leur premier hiver complet en temps de pandémie de COVID-19. Il s'agit d'une ressource facile à lire, pratique et fondée sur les meilleures données probantes disponibles, lesquelles ont été vérifiées par des experts dans le domaine. Il offre des exemples concrets pour aider les employeurs à créer un environnement sain et durable, sachant que notre premier hiver en confinement mérite une attention toute spéciale.

 

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